Le mythe de la bonne affaire

Nous constatons toujours avec curiosité une tendance sociologique assez particulière à notre pays, à savoir que l’on doit forcément « faire une bonne affaire » lorsque l’on achète sa maison.
Ceci est à ce point ancré dans les mentalités, qu’il n’est pas rare de voir des acquéreurs se laisser séduire par un produit qu’ils pensent être financièrement attractif, mais qui ne correspond qu’imparfaitement à leur besoin.
Ces mêmes acquéreurs auront bien souvent négligé certains biens qui auraient correspondu parfaitement à leurs besoins, sous prétexte qu’ils seraient légèrement surévalués par rapport au marché.
On ne vit pas forcément bien dans « une bonne affaire », si elle n’est pas adaptée à son mode de vie.
En revanche, on vit souvent très bien dans une maison qui vous a provoquée « un coup de cœur » et qui répond parfaitement à vos besoins, même si elle a été légèrement surpayée. Il ne faut pas oublier que l’on s’engage généralement pour au moins 10 ans.
Après tout, n’aurait-on pas le droit de se faire plaisir lorsque l’on achète sa maison ? Est-il complètement absurde de surpayer un bien unique, quitte à concevoir de faire, après 15 ans de vie dans la maison de ses rêves, une légère moins valu à la revente ?
Comment d’ailleurs, imaginer faire des prospectives valables sur de telles durées ? On aurait probablement fait une meilleure affaire en surpayant de 20 % une villa à Cassis il y a 10 ans, qu’en sous-payant de 20 % une maison en Picardie, avec vue sur la Somme !!
Cet article s’adresse donc à tous les acquéreurs qui viennent visiter des biens à bord de voitures récentes et prestigieuses, qui perdent immanquablement par an 20% de leur valeur et qui ne veulent surtout pas perdre d’argent sur leur habitation.
Rassurez-vous votre coup de cœur immobilier ne se dépréciera jamais aussi vite que votre voiture !!!
Mais il est vrai que dans notre société, pour la voiture, on peut se faire « un petit plaisir ».